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15:00 heures. Bibliothèque de Versailles (Versailles). Tarif C.
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Le luth bénéficia, au début du XVIIe siècle, d'une vogue toute particulière en France. Le développement du ballet de Cour d'une part, la naissance de l'air monodique avec accompagnement instrumental, de l'autre, étaient autant d'occasions pour les luthistes de se produire en public. C'est à cette même époque que naît tout un répertoire instrumental spécifique : vers la fin des années 1620, la suite française classique apparaît pour la première fois et s'érige rapidement en modèle, notamment dans les deux anthologies publiées par Ballard en 1631 et 1638.
C'est à cette génération qu'appartiennent René Mesengeau, Dufaut et la famille Gaultier dont plusieurs membres s'illustrèrent par leurs talents de luthiste et de compositeur. Ennemond tout d'abord (1575-1651), dont la renommée s'étendit au-delà du Royaume (son séjour en Angleterre fut particulièrement glorieux), puis son cousin Denys (1597-1672). La musique de ce dernier jouissait, selon Le Gallois, d'une "approbation universelle", bien que le compositeur n'ait eu aucune charge officielle de son vivant.
Louis XIII compositeur, danseur, violoniste et chanteur jouait également du luth. Son médecin Jean Heroard rapporte dans son journal : "il était immobile à écouter la musique de voix et de luths, on ne le peut tirer tant il est attentif".
Pascal Monteilhet participe à de nombreux ensembles comme continuiste. Il est aussi l'un des meilleurs interprètes et connaisseurs du répertoire de son instrument. Le premier disque de la collection du CMBV "Musiques à Versailles" a été consacré à son enregistrement des suites de danses de Robert de Visée. Le Centre ne pouvait programmer ses Journées Louis XIII sans faire appel au talent de ce remarquable interprète du luth français.
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