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18:00 heures. Chapelle royale du château de Versailles (Versailles). Tarif B.
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Maître incontesté de l’air de cour sous le règne de Louis XIII, Antoine Boesset n’en était pas moins reconnu pour sa musique sacrée, et ses contemporains les plus exigeants s’accordaient pour louer ses messes et motets. Le Surintendant de la musique de la Chambre n’a jamais eu de charge officielle à la Chapelle royale mais, à l’instar de Jean-Baptiste Lully un demi-siècle plus tard, il a été amené à écrire des pièces de musique religieuse. Boesset nous l’apprend lui-même dans l’épître de son 7e livre d’Airs de cour à 4 & 5 parties (1630), dédié à Louis XIII, et on sait que durant les quinze dernières années de sa vie il enseigna le chant aux religieuses du couvent des Saint-Martyrs de Montmartre (où il fut d’ailleurs inhumé). De cette production de musique sacrée, dont on ignore l’étendue réelle, trois messes et cinq motets pour 4 ou 5 voix avec basse continue nous sont parvenus sous forme manuscrite. Ces œuvres sont pour la plupart écrites pour voix de femmes et basse continue, et pourraient de ce fait avoir été destinées aux religieuses de Montmartre. L’audition de ces pièces, dont le style annonce déjà certaines pages des Cantica sacra de Henry Du Mont (1652) ou des Meslanges de sujets chrétiens de Étienne Moulinié (1658), permettra de faire le lien entre ces dernières et les grandes pages contrapuntiques de la fin de la Renaissance.
Le Centre a fait appel à Michel Laplénie et son ensemble Sagittarius qui a beaucoup travaillé sur le répertoire du règne de Louis XIII, et notamment sur les œuvres de Bouzignac et Moulinié, avec la musicologue Denise Launay. Une série d'enregistrements parus chez MusiFrance (ERATO-Radio France) en témoigne.
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